Elle ne voulait pas savoir le comment des choses, mais le pourquoi. Ce qui peut être gênant. On se demande le pourquoi d’un tas de choses et on finit par se rendre très malheureux, à force. Il vaut bien mieux pour cette pauvre fille qu’elle soit morte.
Image : Elle ne voulait pas savoir le...

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- Elle estimait que, tout de même, celle-là était un peu violente, et Boubouroche, en son for intérieur, fut bien forcé de confesser qu’elle n’avait pas tout à fait tort.
- Elle ne me ménage pas. Elle n’a rien de mieux à faire (de porter plainte, ndlr). Je la dérange, mais pour faire des choses dans la vie il faut avoir de la force. Je ne sais pas si elle a cette force-là.
- La meilleure de toutes les raisons pour se résoudre à la mort c’est qu’on ne saurait l’éviter. La philosophie nous donne la force d’en dissimuler le ressentiment et ne l’ôte pas : la religion y apporte moins de confiance que de crainte.
- Le temps de la souffrance était révolu, et pourtant elle aurait voulu qu’il n’en fût rien, elle aurait voulu qu’il en restât toujours une trace - une grimace de douleur, un frisson, une partie de sa colère non encore assouvie.
- Elle pleure parce que son coeur s’est remis à battre aujourd’hui alors qu’elle n’y croyait plus depuis longtemps. Elle a eu une vie plus dure que ce qu’elle aurait imaginé. Elle a surtout connue la solitude.
- Elle revêtait sa peur d’un déguisement pour pouvoir la regarder... Elle la baptisait fièvre, rats, chômage. Le vrai visage qui restait tabou était la mort.
- C’est pénible pour vous, et c’est pénible pour eux. Quand il s’agit d’un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
- Pourquoi donc, disait mademoiselle de..., âgée de douze ans, pourquoi cette phrase : «Apprendre à mourir ? » je vois qu’on y réussit très bien dès la première fois.
- L’extraordinaire argument dont Plutarque s’est servi à l’intention de sa femme après la mort de leur fille : «Pourquoi pleurer, tu n’étais pas affligée quand tu n’avais pas encore d’enfant; maintenant que tu n’en as plus, tu en es au même point. ».
- Faire semblant. Semblant de bien aller, de vivre comme les autres, ou comme l’année passée. Même quand on enrage de dire certain soir qu’on ne pense qu’à sa fille, ou d’avouer enfin la douleur qu’on aurait tant besoin d’exorciser.
- Notre raison n’est propre qu’à brouiller tout et qu’à faire douter de tout : elle n’a pas plus tôt bâti un ouvrage qu’elle vous montre les moyens de le ruiner.
- Qu’a-t-il, son enfant à elle, pour fuir ainsi les hommes et aimer le silence d’une ville qui se noie ? Qu’a-t-elle fait naître en lui de tordu, à force de doutes et de fatigue, pour qu’il contemple le monde avec un regard si circonspect ?
- Il n’y a rien si sujet à être trompé que la prudence humaine : ce qu’elle espère lui manque, ce qu’elle craint s’écoule, ce qu’elle n’attend point lui arrive.
- Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte; C’est dans son sein consolateur Qu’on cache ses pleurs ou sa honte. A-t-on quelques faibles succès, on ne triomphe que pour elle Et que pour répondre aux bienfaits De la tendresse maternelle.
- Comme elle avait dû soufrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu’étendue sur le gril brûlant de l’impatience elle attendait, l’âme tremblante, un premier geste de tendresse ou tout au moins que je m’aperçusse de son amour !