Pourquoi donc, disait mademoiselle de…, âgée de douze ans, pourquoi cette phrase : « Apprendre à mourir ? » Je vois qu’on y réussit très bien dès la première fois.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Pourquoi donc, disait mademoiselle de…, âgée de douze ans, pourquoi cette phrase : « Apprendre à mourir ? » Je vois qu’on y réussit très bien dès la première fois.
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Caractères et Anecdotes (1824)
Le texte original diffère de quelques mots.
— «Pourquoi donc, disait mademoiselle de...., âée de douze ans, pourquoi cette phrast’: » Ap- «preiîdre à mourir?)> Je vois qu’on y réussit très- bien dès la première fois.»
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Mourir, mourir… Mourir, ce n’est rien. Commence donc par vivre. C’est moins drôle, et c’est plus long.
La mort est d’abord le néant du savoir… « On ne sait pas ». Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Si, autrefois, devant un mort, je me demandais : « À quoi cela lui a-t-il servi de naître ? », la même question, maintenant, je me la pose devant n’importe quel vivant.
On dit qu’on devient adulte quand on prend conscience qu’on doit mourir un jour.
La mort n’est pas une fin. C’est un commencement. Elle est à l’origine de toute chose : nous venons de la mort.
Mourir, ce n’est jamais que contraindre sa conscience, au moment même où elle s’abolit, à prendre congé de quelques quartiers physiques actifs ou somnolents d’un corps qui nous fut passablement étranger puisque sa connaissance ne nous vint qu’au travers d’expédients mesquins et sporadiques.
En littérature, le plus sûr moyen d’avoir raison, c’est d’être mort.
Il paraît qu’on n’apprend pas à mourir en tuant les autres.
Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge ; non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.
Quand vous êtes mort et que quelqu’un crie « Debout là-dedans, c’est l’heure de se lever », c’est difficile d’enfiler ses pantoufles.

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