Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.
Écrivain, 1874-1936Source : Aphorismes, éd. Mille et une nuits
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.
Écrivain, 1874-1936Source : Aphorismes, éd. Mille et une nuits
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La perversité du cœur bannit la foi ; car si, pour les bons, croire, c’est espérer, pour les méchants, c’est craindre.
Glissant aux choses religieuses comme par un attirement irrésistible à la pente d’un doux abîme, elle s’abandonnait à l’angoisse et à la langueur d’une conscience absolument découragée.
La conscience est une maladie.
Les arrêts de sa propre conscience sont irrévocables.
Si l’athée est un esprit faible et pardonnable, le philosophe religieux est un déicide politique, qui usurpe sciemment les fonctions de l’Être suprême.
L’impossibilité de la communication directe est le secret de la souffrance du Christ.
L’humilité est la véritable preuve des vertus chrétiennes : sans elle, nous conservons tous nos défauts, et ils sont seulement couverts par l’orgueil, qui les cache aux autres, et souvent à nous-mêmes.
Bonheur excessif et mélancolie excessive parachèvent un même péché, l’oubli du tombeau.
Nous grouillons comme des vers sur un fonds effroyable d’égoïsme, alors que nous avons en nous la promesse d’hériter dès l’oubli de nous-mêmes, la conscience divine.
La vie n’était pas si gaie ! La religion a fait de la mort quelque chose de terrible et d’absurde.

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