Relire un livre, aux différents âges de la vie, c’est réviser un procès dont le juge a vieilli et qui se juge lui-même.
Écrivain, 1840-1897Relire un livre, aux différents âges de la vie, c’est réviser un procès dont le juge a vieilli et qui se juge lui-même.
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La petit chose : histoire d'un enfant
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Un auteur est jugé, considéré, soigné à mesure de sa notoriété ou de l’argent qu’il rapporte.
Le philosophe doit regarder la vieillesse comme un préjugé.
Parmi les plus grandes découvertes qu’ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l’art de juger les livres sans les avoir lus.
Ce tribunal que l’homme sent en lui est la conscience.
La justice est une idée d’avare.
En matière judiciaire, la morale a souvent le visage des évidences trop faciles et les oripeaux de la présomption de culpabilité.
Justice punit petits cas.
Un livre c’est toujours une vie. Parfois la vie de celui qui l’a écrit, parfois la vie de quelqu’un d’autre. Parfois les deux.
Le magistrat est la loi vivante. Car la loi en soi ne porte que les commandements ou défenses qui seraient illusoires si la peine et le magistrat ne leur donnaient une sanction. La force du commandement gît en la contrainte.
La différence majeure entre une pièce et un procès criminel, c’est que le dénouement en justice n’est pas écrit à l’avance.

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