Un jour cependant, ce faquin de marquis se permit de répliquer, en pleine étude, avec une insolence telle que je perdis toute patience.
Écrivain, 1840-1897Un jour cependant, ce faquin de marquis se permit de répliquer, en pleine étude, avec une insolence telle que je perdis toute patience.
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Le Petit Chose (1868), Première partie, chapitre 9
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Je n’avais découvert qu’une alternative : entrer dans l’esprit du jour et transmettre impitoyablement les vexations, cela, afin d’être « couvert », un mot encore qui venait de reprendre toute sa valeur, ou bien, alors, m’interposer.
J’ai compris que quoi qu’on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie.
Je m’abandonnais parfois à des mouvements d’impatience. J’explosais en vulgarités qui débondent.
Si quelquefois l’innocent badinage
Vient en riant égayer mon ouvrage,
Quand il le faut je suis très sérieux ;
Mais je voudrais n’être point ennuyeux.
La vie commence à ne plus m’intéresser, j’ai d’ailleurs songé quelques fois à me supprimer, n’y renonçant que faute de courage.
Quand il veut être grivois, il cite du Pétrone : c’est une manière d’échapper à notre temps ; tout son effort tend à se désincarner.
Si j’étais dans la vie comme à la scène, je serais imbuvable ! J’ai bien conscience de la personne que je suis sur les planches, avec cette tendance à de plus en plus se lâcher.
Ce livre qui raconte ma fatigue me la fait oublier, et en même temps chaque phrase arrachée à mon cerveau, menacé par l’intrusion du virus dès que la petite ceinture lymphatique aura cédé, ne me donne que davantage envie de fermer les paupières.
L’expérience et la sagesse sont boiteuses à courir après la folie et l’imprévoyance.
La ficelle du sac de la patience se rompt.

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