Plus de printemps, plus de jeunesse. Ou du moins tous deux aigres, durs, âpres, sans bonté, sans douceur.
Écrivain, 1840-1897Plus de printemps, plus de jeunesse. Ou du moins tous deux aigres, durs, âpres, sans bonté, sans douceur.
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Soutien de famille notes sur la vie
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L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche. En amour il n’y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes, le reste n’est que du remplissage.
La jeunesse supporte l’orage des passions, mais la vieillesse y succombe : ainsi l’aquilon emporte en automne la feuille qu’il balançait gracieusement durant l’été.
La jeunesse, ce n’est ni la force, ni la souplesse, ni même la jeunesse comme tu disais : c’est la passion pour l’inutile.
Maturité précoce, détérioration hâtive ; Précoce sagesse, hâtive sottise.
La vieillesse aime le peu, et la jeunesse aime le trop.
La tendresse est plus forte que la dureté. L’eau est plus forte que le rocher. L’amour est plus fort que la violence.
Aimable jeunesse,
Suivez la tendresse,
Joignez aux beaux jours
La douceur des amours.
Passé le coup de foudre et l’ivresse des débuts, une autre réalité s’installe. Les élans sont moins fougueux, les ébats s’espacent et perdent de leur passion. Les défauts de l’être aimé nous apparaissent, les manies que tantôt nous trouvions charmantes nous portent progressivement sur les nerfs…
Ce n’est pas un mince bonheur qu’une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
Un gros talent vole, un petit talent emprunte.

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