Ce n’est pas un mince bonheur qu’une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Ce n’est pas un mince bonheur qu’une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
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Le marchand de Venise ; Beaucoup de bruit pour rien ; Comme il vous plaira
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C’est un grand bien que la simplicité qui se borne au nécessaire, parce qu’elle ôte à la fois et le désir et le souci du superflu.
La vie est longue, un long amour paisible est rare, et la suprême volupté, c’est de vieillir à deux avec intelligence, tendresse et goût.
Les moments heureux coulent plus vite que les autres (mon Dieu, comme la vie est mal arrangée !).
Le bonheur est éphémère, il passe sans s’arrêter, il s’attarde parfois, l’espace d’une illusion, mais rares sont ceux qui savent le retenir, le garder. Il est si fragile, si vulnérable, il suffit de trois fois rien pour l’effrayer, le voir fuir à jamais.
Le bonheur date de la plus haute Antiquité. Il est quand même tout neuf car il a peu servi.
Il n’est point de bonheur sans nuage.
L’éternel ne passe que dans la durée lente et commune entre deux êtres, et surtout dans le don de la vie qui les prolonge et les dépasse.
Aussi obsolète qu’elle puisse sembler, la lenteur est une vertu. Lire un livre, marcher à pas mesurés sur un chemin de campagne, méditer les arcanes d’un jeu subtil : ces actes silencieux et lents tricotent mieux notre bonheur que les trépidations.
La découverte scientifique ne peut pas être meilleure que le sexe, mais la satisfaction dure plus longtemps.
Cheval de fiacre peut rapporter, mais pas longtemps.

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