Les malheurs qui surviennent, les maladies qui nous troublent, font paraître la vie bien longue.
Source : Histoires
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Les malheurs qui surviennent, les maladies qui nous troublent, font paraître la vie bien longue.
Source : Histoires
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La vie est courte, mais les malheurs la rendent longue.
La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. Après cela, on s’étonne que les vieilles gens rabâchent.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
Une maladie soudaine et grave, qui nous montre tout à coup la mort possible, nous permet en même temps de lutter contre elle, tandis que l’hypocrite santé nous y entraîne, comme une fleuve mène vers la mer.
On passe tant d’heures dans la vie à remettre à plus tard ce qui doit souffrir ; on ne perd jamais à surseoir.
La vie elle même n’est plus qu’un perpétuel délire.
La maladie, la vieillesse, la mort, trois grandes humiliations pour l’homme.
Cœur insouciant vit longtemps.
Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités ; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir ; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.
La maladie fait trouver du plaisir dans la santé, le mal dans le bien, la famine dans l’abondance, l’épuisement dans le repos.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.