Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent.
1754-1839Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent.
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La misère, c’est aussi la laideur et la conscience de l’inutilité d’être !
Je sais qu’on n’aime pas le spectacle de la misère qu’on ne peut soulager, et que le riche même détourne les yeux du pauvre qu’il refuse de secourir.
Il n’y a qu’une catégorie de gens qui pensent plus à l’argent que les riches, ce sont les pauvres.
Ceux qui crient contre ce qu’on appelle le luxe ne sont guère que des pauvres de mauvaise humeur.
Tous ces gens-là, voyez-vous, sont des médiocres, parce qu’ils ont l’esprit entre deux murs, l’argent et la politique.
Les pauvres sont habitués à refréner l’expression de leur désespoir, parce que la vie les attend, le travail, les nécessités de tous les jours, de toutes les heures.
Il m’arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres.
L’homme moderne se promène à travers les pauvres, enjambe les mendiants, convaincu que son sacrifice au travail justifie son indifférence. Mieux, il arrive à se convaincre que, s’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils refusent le sacrifice.
Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l’indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes la guerre venue.
La pauvreté ne consiste pas à manquer d’argent, mais de repères.

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