Dans un pouvoir despotique la main lie le pied, dans la démocratie c’est le pied qui lie la main.
Écrivain, 1927-2003Dans un pouvoir despotique la main lie le pied, dans la démocratie c’est le pied qui lie la main.
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Source secondaire
En attendant le vote des bêtes sauvages (1998), p. 212
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Lorsque dans la république, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une Démocratie. Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une Aristocratie.
Il ne s’agit pas de refuser l’autorité du pouvoir, nous sommes par bonheur en démocratie, mais d’intervenir au quotidien, au difficile équilibre entre le désordre et les excès de l’ordre.
L’abdication de la démocratie peut prendre deux formes, elle recourt soit à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale.
La force même de la démocratie est peut-être sa prétendue faiblesse, cette désorganisation qui est telle, parfois, qu’il paraît impossible de mobiliser ne serait-ce que la moitié de la population pour atteindre un but donné.
Lénine a dit que les gens votent avec leurs pieds. Eh bien, c’est ce qui se passe. Soit ils vont, soit ils ne vont pas. Tout est politique. Tout est démographie.
La démocratie, c’est la liberté de dire qu’on en manque.
La démocratie est la prunelle de nos yeux, qu’il faut respecter à tous les moments, grands et petits, de la vie politique. La parole donnée, la parole signée, devant le peuple, doit être scrupuleusement respectée.
Honneur et obéissance à l’autorité, et même à l’autorité boiteuse ! Ainsi le veut le bon sommeil. Est-ce ma faute, si le pouvoir aime à marcher sur des jambes boiteuses ?
Le pouvoir, c’est l’impuissance.
En politique, il faut toujours laisser un os à ronger aux frondeurs.

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