On peut survivre à la balle qui vous pénètre dans les pieds, jamais à celle qui vous frappe dans le cœur.
Écrivain, 1927-2003On peut survivre à la balle qui vous pénètre dans les pieds, jamais à celle qui vous frappe dans le cœur.
Écrivain, 1927-2003Partager sur
Source vérifiée
En attendant le vote des bêtes sauvages (1998)
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Avec moi, ça vient du cœur ou du fusil.
Il est plus adroit de se tirer d’un mauvais pas qu’un coup de revolver au cœur.
Le cœur peut souffrir éternellement de la blessure d’un vivant, – il ne saigne plus sur un mort.
C’est bien de rester sans espoir, lorsque le cœur vide n’est rempli que d’un léger courant d’air. Quand on prend conscience que tous les êtres qui vous ont tenu par la main ne vous retiendrons plus, et que vos poignets glissent de leurs paumes.
Le pied va où le cœur le mène.
C’est le destin de l’homme de toujours accomplir certains gestes, aussi longtemps que le cœur est vivant, aussi longtemps que les poumons respirent, des gestes qui sont autant de défis au destin.
Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu’on crève avec les derniers hoquets faut jouir encore, tout en bas de la vie, avec de l’urée plein les artères.
Si ce qui bat en nous était vraiment notre cœur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.
Le cœur a besoin d’un répit pour devenir capable de battre la chamade ; de l’immobilité au galop effréné, il faut des pauses pour retrouver sa respiration et laisser ainsi son cœur prendre de la vitesse.
La tête, le cœur font mille bêtises. Les mains se trompent rarement.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.