Ma dignité d’avocate ne saurait museler ma liberté de femme.
1927-2020Ma dignité d’avocate ne saurait museler ma liberté de femme.
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Le lait de l'oranger
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Je représente un peu la liberté de la femme. Je ne me bats pas pour ça, mais je la défends.
Il n’est pas nécessaire d’être avocat ou magistrat pour savoir que la légalité et la justice sont loin d’être synonymes.
Pour vivre heureux dans la profession d’avocat, il ne faut pas avoir de cœur.
C’est avec passion et dévouement que je serai attentif aux besoins des femmes et me battrai sans relâche pour leurs droits.
En ce qui me concerne, jamais je ne me livrerai de bon gré ni ne livrerai ma confiance à un conducteur de peuples qui ne soit pas pénétré de la conviction que, en conduisant un peuple, il conduit des hommes.
Une femme ne doit pas être l’esclave des siens.
Ma dignité n’est pas mon courage ou ma force. Ma dignité, c’est de ne pas me résigner.
Il n’est pas de passion de femme qui ne renferme des ferments de crime.
Jamais la loi n’a rendu les hommes plus justes d’une seule once, mais, en raison du respect qu’ils lui portent.
La liberté avait de tout temps exigé des sacrifices, mais il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’aimer une femme pouvait être aussi un apprentissage de liberté.

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