À chaque étape de ma vie, il y avait un jalonnement de handicaps qui venait du fait que j’étais une fille.
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- Il y avait une forme d’aliénation, qui fait que, je le crois, il faut un minimum de liberté pour aimer. Et ma mère, en définitive, n’a aimer qu’une personne au monde et c’est mon père.
- La vie consiste à grandir et à évoluer. J’ai l’impression que ma vie a avancé par étapes, et les étapes que j’ai traversées quand j’étais plus jeune m’ont permis de devenir l’homme que je suis aujourd’hui.
- J’ai toujours été un vrai garçon sportif. Puis, quand j’ai grandi, j’ai pensé que cela faisait partie de la vie de continuer à s’entraîner.
- Lorsque j’avais vingt ans, je croyais que la vie devenait facile dès que l’on était commandant. J’ai vite compris ce qu’il en était. A présent, je sais que, chaque fois que l’on grimpe un échelon, on en a les inconvénients autant que les privilèges.
- Ils ne m’ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l’enfant que je pouvais être...
- J’ai été dans ma jeunesse assez heureux pour m’attacher à des femmes que j’ai cru qui m’aimaient; dès que j’ai cessé de le croire, je m’en suis détaché soudain.
- J’ai étudié la peinture et la sculpture à l’école et je suis devenue actrice par erreur... J’ai eu de nombreux amants et j’en ai encore. Je suis très gâtée. Toute ma vie, j’ai eu trop d’admirateurs.
- J’avais 44 ans, la vie sociale d’un guéridon, une vie amoureuse frappée du syndrome de Guillain-Barré et je pratiquais avec application et rigueur un métier estimable mais pour lequel je n’étais pas fait.
- Je rêve assez grand, mais je ne savais vraiment pas que ma vie pouvait être aussi géniale. Je suis la fille la plus chanceuse du monde, sans aucun doute !
- J’ai vu souhaiter d’être fille, et une belle fille, depuis treize ans jusqu’à vingt-deux, et après cet âge, de devenir un homme.
- Il me semble parfois que, malgré mes efforts, je n’existe pas encore en tant qu’individu, maître de son destin. Mes crises d’adolescence ont fait place au grand vide de l’âge adulte. Mon corps, mon cerveau montrent chaque jours leurs limites.
- La cinquantaine, c’est l’adolescence qui revient de l’autre côté de la vie adulte - le serre-livres correspondant - avec ses troubles de l’identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu’il faut pour s’en accommoder.
- Ma mère ne m’aimait pas, je n’ai pas eu de soeur. Grâce à vous, une robe a passé dans ma vie.
- Toute ma vie, je n’ai vu que des temps troublés, d’extrêmes déchirements dans la société, et d’immenses destructions; j’ai pris part à ces troubles.