Déconnecté de toute visée de civilisation ou d’humanisme, le progrès n’a plus d’autre justification que son propre mouvement.

Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Le progrès c’est de moins percevoir la douleur de l’existence.
Tous les progrès sociaux de l’humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d’utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l’on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l’ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l’énergie vitale, mais en l’appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu’on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Evolution n’est pas révolution. Pourquoi serait-ce de la rébellion ?
La révolution, pour être créative, ne peut se passer ni d’une règle morale, ni d’une règle métaphysique pour contrebalancer la folie de l’histoire.
Il ne faut pas uniquement intégrer. Il faut aussi désintégrer. C’est ça la vie. C’est ça la philosophie. C’est ça la science. C’est ça le progrès, la civilisation.
En art le progrès ne consiste pas dans l’extension mais dans la connaissance de ses limites.
L’utopie ne consiste pas, aujourd’hui à préconiser le bien-être par la décroissance et la subversion de l’actuel mode de vie ; l’utopie consiste à croire que la croissance de la production sociale peut encore apporter le mieux-être, et qu’elle est matériellement possible.
Car une fois choisie la seule action raisonnable, savoir s’enfuir au bout du monde, tout le problème était de s’en tenir là, de ne plus bouger, de ne plus agir, de ne pas accomplir autrement qu’en pensée le mouvement inverse.
Aucune civilisation n’a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.

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