Aucune civilisation n’a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.
Homme d'État, 1932-2019Aucune civilisation n’a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.
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La civilisation n’a pas le moindre besoin de noblesse ou d’héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d’incapacité politique.
Sans un minimum de loisir, pas de travail créateur, par conséquent pas de culture ni de civilisation.
Déconnecté de toute visée de civilisation ou d’humanisme, le progrès n’a plus d’autre justification que son propre mouvement.
L’histoire sociale enseigne qu’il n’y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l’imposer.
On ne pouvait pas compter sur un traité de philosophie pour persuader aux gens qu’ils n’existaient pas. Ce qu’il fallait c’était un acte, un acte vraiment désespéré qui dissipât les apparences et montrât en pleine lumière le néant du monde.
Aucun pays ne s’est jamais élevé sans s’être purifié au feu de la souffrance.
Rien de stable et de prospère ne s’établit sans la croix et la souffrance.
Je n’ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n’est qu’un mot.
Au début du monde, l’injustice était minime. Mais chaque génération a fini par y ajouter sa part, trouvant toujours que cela n’avait guère d’importance, et voyez ou nous en sommes aujourd’hui.
On a trop oublié que l’individualité des hommes, une construction sociale, ne peut logiquement valoir que ce que vaut le sort que leur réserve la vie sociale.

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