La civilisation n’a pas le moindre besoin de noblesse ou d’héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d’incapacité politique.
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- De toutes les activités auxquelles l’homme s’est jusqu’alors essayé - guerre, politique, religion, jeux violents, sadisme sans réciprocité - faire de l’argent reste socialement la moins dommageable.
- La philosophie ne peut pas fonder une politique - elle ne peut d’ailleurs rien "fonder" du tout.
- Vivre avec ses ennemis comme s’ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s’ils pouvaient devenir nos ennemis, n’est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l’amitié ce n’est point une maxime morale, mais politique.
- Le fait d’être chauve et jeune n’est pas un élément de classification politique.
- Aucune civilisation n’a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.
- Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l’on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
- Une république ne peut réussir tant qu’elle n’est pas constitué d’un groupe d’hommes imprégnés des principes de justice et d’honneur.
- Devant les convulsions de la machine politique qui cherche à s’organiser, nous n’avons aucun moyen constitutionnel pour arrêter leurs malversations.
- Les peuples primitifs peuvent être frustres et rudes, ils ne sont jamais grossiers; la grossièreté n’est qu’une plaie coûteuse de la civilisation.
- Dans la vie politique, on ne se fait pas, on ne se crée pas de véritables amitiés. On a quelques bons compagnons.
- La notion selon laquelle une civilisation non répressive est impossible est la pierre angulaire de la théorie freudienne.
- En démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou ressenti. Certainement pas pensé.
- C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.
- Il n’est point de grand conquérant qui ne soit grand politique. Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d’autrui.
- La force même de la démocratie est peut-être sa prétendue faiblesse, cette désorganisation qui est telle, parfois, qu’il paraît impossible de mobiliser ne serait-ce que la moitié de la population pour atteindre un but donné.