La civilisation n’a pas le moindre besoin de noblesse ou d’héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d’incapacité politique.
Écrivain, 1894-1963La civilisation n’a pas le moindre besoin de noblesse ou d’héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d’incapacité politique.
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Le Meilleur des mondes (1932)
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La force même de la démocratie est peut-être sa prétendue faiblesse, cette désorganisation qui est telle, parfois, qu’il paraît impossible de mobiliser ne serait-ce que la moitié de la population pour atteindre un but donné.
Une république ne peut réussir tant qu’elle n’est pas constitué d’un groupe d’hommes imprégnés des principes de justice et d’honneur.
Aucune civilisation n’a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.
S’il ne fallait pas faire d’efforts pour conquérir le bonheur et la liberté, c’est que cela ne vaudrait pas la peine de les conquérir.
En démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou ressenti. Certainement pas pensé.
C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l’on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Vivre avec ses ennemis comme s’ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s’ils pouvaient devenir nos ennemis, n’est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l’amitié ce n’est point une maxime morale, mais politique.
La notion selon laquelle une civilisation non répressive est impossible est la pierre angulaire de la théorie freudienne.
Les peuples primitifs peuvent être frustres et rudes, ils ne sont jamais grossiers ; la grossièreté n’est qu’une plaie coûteuse de la civilisation.

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