Vivre avec ses ennemis comme s’ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s’ils pouvaient devenir nos ennemis, n’est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l’amitié ce n’est point une maxime morale, mais politique.
Image : Vivre avec ses ennemis comme s’ils...

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- Ceux qui font bien mériteraient seuls d’être enviés, s’il n’y avait encore un meilleur parti à prendre, qui est de faire mieux : c’est une douce vengeance contre ceux qui nous donnent cette jalousie.
- Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l’ignorance, la médisance, l’envie, l’oubli de soi-même et de Dieu.
- L’on ne peut aller loin dans l’amitié, si l’on n’est pas disposé à se pardonner les uns aux autres les petits défauts.
- Dans la vie politique, on ne se fait pas, on ne se crée pas de véritables amitiés. On a quelques bons compagnons.
- La politique dénature et ruine l’amitié.
- En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.
- La politique étrangère, c’est comme les relations humaines, sauf que les gens se connaissent moins bien.
- On veut toujours le contraire de ce que veut un ennemi. Chaque parti veut que l’on comprenne et satisfasse ses passions, et ne veut ni comprendre ni admettre celles du parti contraire.
- La civilisation n’a pas le moindre besoin de noblesse ou d’héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d’incapacité politique.
- Un adversaire politique n’est pas un ennemi; c’est un partenaire du débat démocratique.
- Ce qui importe ici, c’est seulement de constater que, partout, une fonction sociale est à la base de la domination politique, et que la domination politique n’a aussi subsisté à la longue que lorsqu’elle remplissait cette fonction sociale qui lui était confiée.
- L’amitié est une île d’éthique dans un monde sans morale où tous sont en guerre contre tous.
- La morale nous ordonne d’aimer nos ennemis. Mais - déclare le pessimiste - elle ne nous ordonne pas d’aimer nos amis.
- Je préfère avoir affaire à des ennemis qu’à des amis. Ceux là, du moins, n’osent pas vous dire des méchancetés en plein visage, selon l’habitude chère aux bons amis !
- Le mot « camarade », c’est sans doute le mot qui a le plus souffert de la politique.