En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.
1805-1859En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.
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Souvenirs
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On partage avec plaisir l’amitié de ses amis pour des personnes auxquelles on s’intéresse peu soi-même ; mais la haine, même celle qui est la plus juste, a de la peine à se faire respecter.
Une haie entre voisins préserve l’amitié.
Le zèle des amis est parfois plus néfaste que la haine des ennemis.
L’hypocrisie fait les amis, la franchise engendre la haine.
La haine des faibles n’est pas si dangereuse que leur amitié.
La plupart des amis dégoûtent de l’amitié, et la plupart des dévots dégoûtent de la dévotion.
La politique dénature et ruine l’amitié.
L’amitié est un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
Vivre avec ses ennemis comme s’ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s’ils pouvaient devenir nos ennemis, n’est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l’amitié ce n’est point une maxime morale, mais politique.
La haine engendre la haine ; la violence engendre la violence ; la ténacité engendre une plus grande ténacité. Nous devons affronter les forces de la haine avec le pouvoir de l’amour.

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