La haine des faibles n’est pas si dangereuse que leur amitié.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons La haine des faibles n’est pas si dangereuse que leur amitié.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 824
La haine des faibles n’est pas si dangereuse que leur amitie.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le zèle des amis est parfois plus néfaste que la haine des ennemis.
On partage avec plaisir l’amitié de ses amis pour des personnes auxquelles on s’intéresse peu soi-même ; mais la haine, même celle qui est la plus juste, a de la peine à se faire respecter.
Plus fait-on de révérence Aux malvais por leur malvaistié, qu’aux bénignes par amitié.
L’adversité fait cesser l’envie, il est vrai, et non pas la haine. On hait toujours ses ennemis, à quelque état de faiblesse qu’ils soient réduits.
Les deuils de l’amitié sont bien plus graves que les deuils de la passion. Ils ne guérissent pas. Un ami n’en remplace pas un autre.
Grandeur et amitié, ne font guère société.
Ne vous déguisez pas les défauts d’un ami, mais ne vous posez point contre eux en ennemi.
Je préfère avoir affaire à des ennemis qu’à des amis. Ceux là, du moins, n’osent pas vous dire des méchancetés en plein visage, selon l’habitude chère aux bons amis !
Vivre avec ses ennemis comme s’ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s’ils pouvaient devenir nos ennemis, n’est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l’amitié ce n’est point une maxime morale, mais politique.
L’amitié ne remplit pas tout le cœur.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.