La plupart des amis dégoûtent de l’amitié, et la plupart des dévots dégoûtent de la dévotion.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons La plupart des amis dégoûtent de l’amitié, et la plupart des dévots dégoûtent de la dévotion.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 427
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le zèle des amis est parfois plus néfaste que la haine des ennemis.
À force de négliger les marques de l’amitié, on en perd le sentiment.
On partage avec plaisir l’amitié de ses amis pour des personnes auxquelles on s’intéresse peu soi-même ; mais la haine, même celle qui est la plus juste, a de la peine à se faire respecter.
La politique dénature et ruine l’amitié.
L’amitié diminue lorsqu’il y a trop de bonheur d’un côté et trop de malheur de l’autre.
Quand nous exagérons la tendresse que nos amis ont pour nous, c’est souvent moins par reconnaissance que par le désir de faire juger de notre mérite.
L’hypocrisie fait les amis, la franchise engendre la haine.
Une haie entre voisins préserve l’amitié.
Il est plus honteux de se défier de ses amis que d’en être trompé.
C’est dans le malheur qu’on reconnaît ses vrais amis.

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