On ne pouvait pas compter sur un traité de philosophie pour persuader aux gens qu’ils n’existaient pas. Ce qu’il fallait c’était un acte, un acte vraiment désespéré qui dissipât les apparences et montrât en pleine lumière le néant du monde.
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- Il n’est pas du tout utile, il est parfois nuisible que la société prenne conscience d’elle-même.
- Ne voit-on pas que, selon l’idée même de synthèse, la vie serait irréductible à la matière et la conscience humaine irréductible à la vie ?
- Contre la philosophie digestive de l’empirio-criticisme, du néo-kantisme, contre tout «psychologisme», husserl ne se lasse pas d’affirmer qu’on ne peut pas dissoudre les choses de la conscience.
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- Il n’y a pas de «métalangage», de discours supérieur au nom duquel il serait possible de décider du sens de la valeur du monde où nous sommes plongés.
- Il n’y avait rien à comprendre. Certains faits sont incompréhensibles et aussi durs qu’une pierre tombale et le concept d’éternité. Il faut se contenter d’en prendre acte.
- La pensée ne peut pas sortir de l’existence; le passage à l’existence est quelque chose de radicalement impensable, quelque chose qui n’a même aucun sens, ce que nous appelons ainsi est une certaine transformation intra-existentielle.
- Si autrui doit pouvoir nous être donné, c’est par une appréhension directe qui laisse à la rencontre son caractère de facticité comme le cogito lui-même laisse toute sa facticité à ma propre pensée.
- La notion selon laquelle une civilisation non répressive est impossible est la pierre angulaire de la théorie freudienne.
- Est-ce là le paradis ? Demanda Hinkston. - Absurde. Non. C’est un monde où l’on a une deuxième chance. Personne ne nous a dit pourquoi. Mais personne ne nous a dit pourquoi nous étions sur la Terre, non plus.
- On ne se figure pas ce que sont les tiraillements de la loi sur une douleur vraie. C’est à faire haïr la civilisation, à faire préférer les coutumes des Sauvages.
- La morale de l’homme n’avançait pas aussi vite que sa science. L’humanité n’était pas assez évoluée spirituellement pour assumer la puissance qu’elle s’était arrogée.
- Les grandes civilisations artistiques furent des civilisations où l’inutile était nécessaire. Dans la civilisation d’aujourd’hui, l’inutile est devenu inutile.
- Qu’avions-nous en commun ? Sans doute un rêve, celui de pouvoir naviguer en toute liberté et rencontrer des êtres et une nature rendant absurde la question du sens de la vie.