Il se conforte dans l’idée désespérante qu’en additionnant des obscurités individuelles on obtient rarement une lumière collective.

Il se conforte dans l’idée désespérante qu’en additionnant des obscurités individuelles on obtient rarement une lumière collective.

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L'anomalie
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C’est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu’un jour ou l’autre nous prend l’envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l’intelligence. C’en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.
Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celle des autres.
On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. À force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
Feindre le malaise est l’ultime refuge de qui manque d’imagination.
S’il est rare de parvenir à éviter tous les tunnels de la vie, d’ordinaire quelque chose nous permet de retrouver la lumière.
Il y a peu de personnes en qui on ne voie des endroits faibles par où la tentation a pu entrer.
L’élégance est un tout, et ce qui ne se voit pas compte autant que ce qui se voit.
Pour les imaginations fortes, l’absence n’existe presque pas. Elle n’est qu’une présence silencieuse.
Qui se sait profond, s’efforce à la clarté : qui veut paraître profond aux yeux de la foule, s’efforce à l’obscurité. Car la foule tient pour profond ce dont elle ne peut voir les raisons : elle a si peur de se noyer !
Notre cœur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n’assouvit pas notre soif d’authenticité, à l’inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible…

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