Contre la philosophie digestive de l’empirio-criticisme, du néo-kantisme, contre tout «psychologisme», husserl ne se lasse pas d’affirmer qu’on ne peut pas dissoudre les choses de la conscience.
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- Ne voit-on pas que, selon l’idée même de synthèse, la vie serait irréductible à la matière et la conscience humaine irréductible à la vie ?
- Si autrui doit pouvoir nous être donné, c’est par une appréhension directe qui laisse à la rencontre son caractère de facticité comme le cogito lui-même laisse toute sa facticité à ma propre pensée.
- La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.
- Il ne convient pas non plus de mépriser les oeuvres du passé, mais nous devons veiller à ce que notre conscience les assimile pleinement... Aimons davantage les anciens, mais copions-les moins !
- Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n’oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme.
- Nous jugeons les actes de l’histoire avec la conscience de notre époque. Or la conscience ne peut pas devancer celle qui prévaudra dans une société de l’avenir... Et vous ne pouvez pas retourner pour changer le passé.
- Le fait que l’angoisse saisit la conscience morale est là pour confirmer phénoménalement que, en entendant l’appel, le Dasein est mis en face de l’étrangeté de soi-même. Le parti d’y voir clair en conscience aboutit à affronter l’angoisse.
- La conscience est un chien qui ne nous empêche pas de passer mais que nous ne pouvons pas empêcher d’aboyer.
- La conscience ne peut avoir tort.
- La conscience est à la fois scrupuleuse et hypocrite. Elle s’accuse, mais elle fuit devant la vérité, parce qu’elle veut ignorer la cause réelle de ses tourments.
- Sous le sommeil, l’homme est sans défense contre le croire. Il n’a aucun moyen de ne pas croire car il est privé du second chemin, de la dualité, - de la conscience de conscience.
- Notre conscience, loin d’être le juge implacable dont parlent les moralistes, est, par ses origines, de «l’angoisse sociale» et rien de plus.
- Notre époque est devenue tellement douillette qu’elle tente de médicaliser la conscience mais elle ne parviendra pas à nous guérir d’être des hommes.
- La conscience ne vous interdit pas de faire ce que vous ne devriez pas, elle vous empêche de vous en réjouir.