Le fait que l’angoisse saisit la conscience morale est là pour confirmer phénoménalement que, en entendant l’appel, le Dasein est mis en face de l’étrangeté de soi-même. Le parti d’y voir clair en conscience aboutit à affronter l’angoisse.
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- Quand la conscience humaine frémit sous le coup de l’angoisse, elle produit des mouvements d’une magnifique témérité, capables de tout sacrifier pour sauver la suprême grandeur de l’existence.
- Notre conscience, loin d’être le juge implacable dont parlent les moralistes, est, par ses origines, de «l’angoisse sociale» et rien de plus.
- La bonne conscience rend impitoyable.
- Le moi, voilà le point noir de la conscience.
- La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.
- La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même, ou le bien, plus soucieux de survivre sera provisoirement infidèle à soi.
- La tare est la conscience qui crée l’indécision, la paresse, la gaucherie, et qui altère la volonté. Or une volonté malade rend l’homme impropre à l’action et en fait un être dangereux pour soi et pour autrui.
- Trop de lucidité dessèche; en sorte qu’une conscience délicate ne va jamais sans quelque aveuglement, sans l’ingénuité du coeur et la crédulité de l’esprit. C’est cette conscience que l’ironie des esprits forts impitoyablement pourchasse et neutralise.
- La conscience vient au jour avec la révolte.
- La conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d’entraver l’action et de paralyser l’acteur.
- La conscience est la mère du vice.
- La conscience est à la fois scrupuleuse et hypocrite. Elle s’accuse, mais elle fuit devant la vérité, parce qu’elle veut ignorer la cause réelle de ses tourments.
- La conscience est la boussole de l’être humain et, bien que l’aiguille dévie parfois, […], il faut néanmoins faire de son mieux pour garder le cap.
- La véritable forme du sentiment, ce n’est pas la conscience qu’on en a, mais l’action qu’on en tire.