Quand la conscience humaine frémit sous le coup de l’angoisse, elle produit des mouvements d’une magnifique témérité, capables de tout sacrifier pour sauver la suprême grandeur de l’existence.
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- Le fait que l’angoisse saisit la conscience morale est là pour confirmer phénoménalement que, en entendant l’appel, le Dasein est mis en face de l’étrangeté de soi-même. Le parti d’y voir clair en conscience aboutit à affronter l’angoisse.
- Le mieux qu’un homme puisse faire de sa vie, c’est de transformer en conscience une expérience aussi vaste que possible.
- La conscience écologique vient d’une menace, non d’une espérance; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
- La conscience, originellement immanente à tout ce qui vit, s’endort là où il n’y a plus de mouvement spontané, et s’exalte quand la vie appuie vers l’activité libre.
- Ce qui nous est défendu par la conscience n’est pas d’être tentés, mais de nous laisser vaincre aux tentations.
- La véritable forme du sentiment, ce n’est pas la conscience qu’on en a, mais l’action qu’on en tire.
- La tare est la conscience qui crée l’indécision, la paresse, la gaucherie, et qui altère la volonté. Or une volonté malade rend l’homme impropre à l’action et en fait un être dangereux pour soi et pour autrui.
- La conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d’entraver l’action et de paralyser l’acteur.
- La réflexion est une sotte habitude humaine, le fruit d’une conscience coupable. La liberté animale consiste à vivre l’instant présent.
- Nous grouillons comme des vers sur un fonds effroyable d’égoïsme, alors que nous avons en nous la promesse d’hériter dès l’oubli de nous-mêmes, la conscience divine.
- Tout est incroyable; ... Ma conscience s’étonne que je sois un être physique, une machine, un automate, un possédé, et elle s’étonne d’être consciente dans tant d’inconscience.
- L’imagination est la grande fonction « irréalisante » de la conscience.
- La vie, comme la conscience, est retirée et comme enfermée dans l’unité d’un individu d’où elle tend cependant à se diffuser et à se communiquer, comme si elle rayonnait.
- Parfois il se produit des prises de conscience qui font chavirer toute notre vie et nous font échouer sur un nouveau rivage inconnu jusqu’à ce jour.