Ce qui nous est défendu par la conscience n’est pas d’être tentés, mais de nous laisser vaincre aux tentations.
Écrivain, 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Ce qui nous est défendu par la conscience n’est pas d’être tentés, mais de nous laisser vaincre aux tentations.
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Source vérifiée
Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
… toutes sont mauvaises quand on s’y laisse assujettir. Ce qui nous est défendu par la nature, c’est d’étendre nos attachements plus loin que nos forces: ce qui nous est défendu par la raison, c’est de vouloir ce que nous ne pouvons obtenir;ce qui nous est défendu par la conscience n’est pas d’être tentés, mais de nous laisser vaincre aux tentations.Il ne dépend pas de nous d’avoir ou de n’avoir pas des passions, mais il dépend de nous de régner sur elles. Tous sentiments que nous dominons sont légitimes; tous ceux qui nous dominent sont criminels. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le seul moyen de se débarrasser d’une tentation est d’y céder. Essayez de lui résister, et votre âme aspire maladivement aux choses qu’elle s’est défendues.
La conscience est la boussole de l’être humain et, bien que l’aiguille dévie parfois, […], il faut néanmoins faire de son mieux pour garder le cap.
On a beau prétendre qu’on se moque des interdits, de la morale, des mœurs établies, dès qu’on s’en exclut il faut puiser quotidiennement dans son énergie pour se persuader qu’on est néanmoins dans la bonne voie, celle du désir, de la vérité, de l’amour.
La conscience ne vous interdit pas de faire ce que vous ne devriez pas, elle vous empêche de vous en réjouir.
L’ambition enivre la conscience et fait chanceler la droiture.
La tempérance – comme la prudence, et comme toutes les vertus peut-être – relève donc de l’art de jouir : c’est un travail du désir sur lui-même, du vivant sur lui-même. Elle ne vise pas à dépasser nos limites, mais à les respecter.
La raison nous déçoit ; la conscience, jamais.
La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.
Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n’oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme.
L’inconscience a parfois des audaces que la sagesse n’a pas le pouvoir de réprimer.

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