Notre conscience, loin d’être le juge implacable dont parlent les moralistes, est, par ses origines, de l’« angoisse sociale », et rien de plus.
1856-1939Notre conscience, loin d’être le juge implacable dont parlent les moralistes, est, par ses origines, de l’« angoisse sociale », et rien de plus.
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Essais de Psychanalyse
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La conscience morale, comme tout ce qui constitue notre personne, ne peut donc avoir pour source que la culture.
Ce n’est pas la folie qui est capable de bouleverser le monde, c’est la conscience.
Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
La conscience est la mère du vice.
La conscience est la boussole de l’être humain et, bien que l’aiguille dévie parfois, […], il faut néanmoins faire de son mieux pour garder le cap.
Une collectivité n’a pas de conscience. Lorsqu’elle paraît en avoir une, c’est qu’il y subsiste le nombre indispensable de consciences réfractaires.
La mauvaise conscience générale permet à chacun de se gratifier d’une bonne conscience individuelle : ce n’est pas moi qui suis responsable, puisque tout le monde l’est.
La raison nous déçoit ; la conscience, jamais.
Toute conscience est d’ordre moral, puisqu’elle oppose toujours ce qui devrait être à ce qui est.
C’est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s’accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.

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