Toute conscience est d’ordre moral, puisqu’elle oppose toujours ce qui devrait être à ce qui est.
Source : Histoire de mes pensées, éd. Gallimard
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Toute conscience est d’ordre moral, puisqu’elle oppose toujours ce qui devrait être à ce qui est.
Source : Histoire de mes pensées, éd. Gallimard
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La conscience morale est la raison pratique représentant à l’être humain son devoir dans chaque cas où intervient une loi, que ce soit pour l’acquitter ou pour le condamner.
La conscience est à la fois scrupuleuse et hypocrite. Elle s’accuse, mais elle fuit devant la vérité, parce qu’elle veut ignorer la cause réelle de ses tourments.
La conscience est un de ces bâtons que chacun prend pour battre son voisin, et dont il ne se sert jamais pour lui.
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le Bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même ; ou le Bien, plus soucieux de survivre (…), sera provisoirement infidèle à soi.
C’est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s’accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
La conscience morale, comme tout ce qui constitue notre personne, ne peut donc avoir pour source que la culture.
Toute conscience est conscience de quelque chose.
La conscience est la mère du vice.
Notre conscience, loin d’être le juge implacable dont parlent les moralistes, est, par ses origines, de l’« angoisse sociale », et rien de plus.
La mauvaise conscience générale permet à chacun de se gratifier d’une bonne conscience individuelle : ce n’est pas moi qui suis responsable, puisque tout le monde l’est.

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