La conscience morale, comme tout ce qui constitue notre personne, ne peut donc avoir pour source que la culture.
Philosophe, 1925-2013La conscience morale, comme tout ce qui constitue notre personne, ne peut donc avoir pour source que la culture.
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Notre conscience, loin d’être le juge implacable dont parlent les moralistes, est, par ses origines, de l’« angoisse sociale », et rien de plus.
La conscience morale est la raison pratique représentant à l’être humain son devoir dans chaque cas où intervient une loi, que ce soit pour l’acquitter ou pour le condamner.
Toute conscience est d’ordre moral, puisqu’elle oppose toujours ce qui devrait être à ce qui est.
La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.
La mauvaise conscience générale permet à chacun de se gratifier d’une bonne conscience individuelle : ce n’est pas moi qui suis responsable, puisque tout le monde l’est.
La vraie morale ne s’occupe pas de ce que nous pensons et voulons, mais de ce que nous faisons.
La culture n’est pas un supplément d’âme que s’offrirait une société de consommation repue. Elle est notre boussole.
L’intérêt et la crainte sont les principes de la société et toute la morale consiste à vivre selon notre bon plaisir.
Il n’est, dit-on, qu’un seul bien qui puisse défier la vie : c’est une conscience juste et droite, chez tout homme qui la possède.
La morale est la seule science de l’homme livré à la providence de l’homme.

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