Pire qu’un pouvoir occulte, nous découvrons avec la mondialisation une pure absence de pouvoir.
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- Il n’y a pas de «métalangage», de discours supérieur au nom duquel il serait possible de décider du sens de la valeur du monde où nous sommes plongés.
- Il est clair que les prétendues valeurs libérales conduisent en réalité à l’effondrement de toute valeur et que la société capitaliste est par excellence celle qui ne croit en rien, puisque la maîtrise du monde ne renvoie à rien d’autre qu’elle même.
- On ne devrait communiquer que depuis l’anéantissement, l’amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
- Pour les imaginations fortes, l’absence n’existe presque pas. Elle n’est qu’une présence silencieuse.
- Donner la liberté au monde par la force est une étrange entreprise pleine de chances mauvaises.
- Le pouvoir n’est pas une invention, c’est un état de fait et un état de siège.
- Et il est faux de prétendre que le pouvoir corrompt. Il n’avilit que ceux qui en font mauvais usage et sont prêts à ramper pour le conserver.
- Le pouvoir nous laisse tels que nous sommes et ne grandit que les grands.
- Nous n’avons pas besoin de magie pour transformer notre monde. Nous portons déjà tout le pouvoir dont nous avons besoin à l’intérieur de nous.
- Les ordinateurs ont le pouvoir de transformer notre monde en un monde qui nous soit tout à fait étranger.
- Le misonéisme orienté contre les machines n’est pas tant haine du nouveau que refus de la réalité étrangère.
- Le monde n’est qu’un vaste mensonge, un bouquet de douleurs, un complot contre la vie, un funeste complot contre la liberté et la justice.
- Il n’y a qu’une seule chose dans ce monde, et c’est de continuer à acquérir de l’argent et plus d’argent, du pouvoir et plus de pouvoir. Tout le reste n’a pas de sens.
- A moins d’un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d’ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.
- Les nouveaux mondes à découvrir ne relèvent plus de la géographie, la planète est maintenant recensée. Ils se font là où opère la puissance de la science, de la technique, de l’économie conquérante.