A moins d’un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d’ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.
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- La misère pour les policiers, dans certains pays, c’est qu’en cas de changement de régime, les anciens mouchards sont supprimés et les nouveaux ne sont pas au courant.
- Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer des nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie.
- Changement climatique, catastrophes écologiques, pression démographique : c’était le siècle de tous les dangers, disaient certains, qui allaient jusqu’à le qualifier de "goulet d’étranglement de l’humanité".
- Et c’est une folie à nulle autre seconde que vouloir se mêler de corriger le monde.
- Chaque fois que la société est momentanément immobile, ceux qui y vivent s’imaginent qu’aucun changement n’aura plus lieu, de même qu’ayant vu commencer le téléphone, ils ne veulent pas croire à l’aéroplane.
- Aujourd’hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n’y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
- Il faudrait vivre au moins un siècle pour connaître un peu le monde, et en revivre encore plusieurs pour savoir profiter de cette connaissance.
- Les nouveaux mondes à découvrir ne relèvent plus de la géographie, la planète est maintenant recensée. Ils se font là où opère la puissance de la science, de la technique, de l’économie conquérante.
- Pire qu’un pouvoir occulte, nous découvrons avec la mondialisation une pure absence de pouvoir.
- Le bon terreau pour un changement de paradigme, c’est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d’inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
- A l’ulcère du monde, il y a une grande cause générale : c’est l’asservissement au passé, le préjugé séculaire qui empêche de tout refaire proprement selon la raison et la morale.
- Le monde cède au bluff. Même le monde le plus sérieux, le plus rigide, même le vieil ordre, s’il ne cède jamais à l’exigence de justice, s’il ne plie jamais devant le peuple qui s’insurge, plie devant le bluff.
- Après l’écroulement de notre civilisation, de deux choses l’une : ou elle périra tout entière comme les civilisations antiques, ou elle s’adaptera à un monde décentralisé. Il dépend de nous, non pas de briser la centralisation, mais de préparer l’avenir.
- Si nous revenions quelques siècles en arrière, tout ce que nous considérons comme acquis aujourd’hui passerait pour de la magie : parler sur de longues distances, transmettre des images, voler, consulter d’énormes quantités de données...
- Je pense qu’il faut revenir aux fondamentaux de l’humanisme, aussi bête que cela puisse paraître. Je crois que si on en revenait à cette vision du monde, les choses pourraient avancer beaucoup plus.