La misère pour les policiers, dans certains pays, c’est qu’en cas de changement de régime, les anciens mouchards sont supprimés et les nouveaux ne sont pas au courant.
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- Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.
- A moins d’un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d’ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.
- Lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
- Le changement est inconfortable.
- La légèreté ordinaire des Français leur fait désirer le changement à cause de l’ennui qu’ils ont des choses présentes.
- A mesure que les peuples montent en civilisation, les gouvernements descendent en police.
- De graves erreurs de gouvernement sont causées par la peur d’accomplir des changements internes radicaux alors même que le besoin en a été clairement perçu.
- Dans une société juste, les prisons n’existeraient plus. C’est un suicide pour la société que de créer des monstres pour ensuite les relâcher dans le monde.
- Il y a aujourd’hui chez les policiers un sentiment d’une absence de reconnaissance.
- Il paraît qu’au bout de quelques années d’expérience, les flics réussissent à repérer la vérité du mensonge. Non. C’est à force d’entendre des mensonges que la vérité sonne différemment, c’est tout.
- La parité se trouve de plus en plus bafouée au fil des séries policières où, désormais, les femmes assurent l’ordre et rendent la justice tandis que les hommes héritent des rôles de petits malfrats.
- Un instant de tendre abandon ne diffère d’un attentat à la pudeur que par l’absence de gendarme.
- Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu’en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu’ils ont. C’est terrible.
- Les hommes d’État vivent au jour le jour, tous les événements les surprennent, et les problèmes qu’ils s’efforcent de résoudre sont ceux de la veille ou de l’avant-veille, qu’ils n’ont d’ailleurs pas encore compris.