La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l’âme n’était que l’idée du corps.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Aussi l’âme est-elle la finalisation première d’un corps naturel doté en puissance de la vie.
Il n’y a probablement rien de plus vieux que la vieille âme d’un jeune homme ou d’une jeune femme moderne.
La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme.
Il semble que, pour certaines productions de l’esprit, l’hiver du corps soit l’automne de l’âme.
Le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
N’est-ce pas le destin des âmes qui s’aiment que de se déchirer ?
Sans l’âme, le corps n’aurait pas de sentiment ; sans le corps, l’âme n’aurait pas de sensations.
Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées
La valeur n’attend point le nombre des années.
Les cheveux poussent après la mort. Importe notre âme, mais non le corps.

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