Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir… Le reste c’est rien du tout, c’est de la peur qu’on n’ose pas avouer, c’est de l’art.
Écrivain, 1894-1961Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir… Le reste c’est rien du tout, c’est de la peur qu’on n’ose pas avouer, c’est de l’art.
Écrivain, 1894-1961Partager sur
Source vérifiée
Louis Ferdinand Céline - Voyage Au Bout De La Nuit (FR)
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Si le plaisir existe, et si on ne peut en jouir qu’en vie, la vie est donc un bonheur.
Tout plaisir est vil qui fleurit sur la mort.
Mais voici le plus atroce : l’art de la vie consiste à cacher aux personnes les plus chères la joie que l’on a à être avec elles, sinon on les perd.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans les arts, les lettres et les sciences.
Le bonheur, c’est peut-être ça : l’imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
Le plaisir est la seule chose pour laquelle il vaut la peine de vivre. Rien ne vieillit comme le bonheur.
Toutes les joies de la terre n’assouviraient pas encore notre soif de bonheur, et une seule douleur suffit pour envelopper la vie d’un sombre voile, pour la frapper de néant sur tous les points !
La vie n’est supportable que si l’on y introduit non pas de l’utopie mais de la poésie, c’est-à -dire de l’intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l’amour.
Le bonheur, s’il était possible, consisterait à jouir de tous les avantages de la mort : éternité, sécurité, invulnérabilité et cela tout en restant vivant et conscient d’être en vie…
Le bonheur, la faculté de jouir de toutes les choses de la vie et de l’esprit, est-il le privilège des seules natures grossières ?

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