Trahir, qu’on dit, c’est vite dit. Faut encore saisir l’occasion. C’est comme d’ouvrir une fenêtre dans une prison, trahir. Tout le monde en a envie, mais c’est rare qu’on puisse.
Écrivain, 1894-1961Trahir, qu’on dit, c’est vite dit. Faut encore saisir l’occasion. C’est comme d’ouvrir une fenêtre dans une prison, trahir. Tout le monde en a envie, mais c’est rare qu’on puisse.
Écrivain, 1894-1961Partager sur
Paraphrase
Voyage au bout de la nuit, p. 344
L’idée vient de cette œuvre, mais la phrase qui circule en modifie sensiblement la formulation.
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Aimer, ce n’est pas gagner à tous les coups. C’est prendre des risques, faire des paris incertains, connaître la frayeur de perdre sa mise pour mieux savourer le frisson de la doubler.
Attendre des autres ce qu’ils ne peuvent pas vous donner revient à entrer dans une prison.
Mais la liberté – je parie – n’est encore que la joie d’un pauvre petit chemin, frayant entre les grilles d’énormes prisons.
Quelquefois dans la vie il faut que l’on s’égare.
Ceux qui s’évadent meurent perdus dans un excès d’espace. C’est le paradoxe de l’infini : on pressent une liberté qui n’y existe pas. C’est une prison si grande qu’on n’en sort jamais.
Peut-être que dans la vie on a une seule chance, tant pis si on ne sait pas la saisir, ça ne revient pas.
On croit fuir une prison alors qu’on emmène les barreaux avec soi.
Sache négliger. Ne cherche point à tout comprendre. Accroche-toi à un seul point et pirouette tout autour.
D’après mon expérience, quand on cherche désespérément quelque chose, on ne le trouve pas. Et quand on s’efforce d’éviter quelque chose, on peut être sûr que ça va venir vers nous tout naturellement.
À force de prendre dans la huche sans rien y mettre, on en trouve bientôt le fond.

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