C’est difficile d’arriver à l’essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
Écrivain, 1894-1961C’est difficile d’arriver à l’essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
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Voyage au bout de la nuit
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La guerre représente le moindre effort psychologique : elle dénoue les situations embarrassantes et dispense de chercher des solutions complexes.
La guerre demande des actions désespérées.
Les séquelles d’une guerre sont plus graves que les combats eux-mêmes.
La guerre ? Un constant d’échec.
Ce qu’il est convenu d’appeler la civilisation ne modernise pas la guerre par un involontaire contre-coup, tout au contraire c’est à la guerre qu’elle emprunte les découvertes dont la modernité s’empanache.
Tant que la guerre sera regardée comme néfaste, elle gardera sa fascination. Quand on la regardera comme vulgaire, sa popularité cessera.
La guerre ce n’est vraiment pas fait pour les gens qui s’aiment. Elle est trop cruelle pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent.
La guerre ressemblait à une actrice sur le retour : de plus en plus dangereuse et de moins en moins photogénique.
Les guerres comme les passions les plus amoureuses proviennent toujours de la distance entre le mot et la chose.
L’art de la guerre consiste, avec une armée inférieure, à avoir toujours plus de force que son ennemi sur le point qu’on attaque ou sur le point qui est attaqué, mais cet art ne s’apprend ni dans les livres ni par l’habitude.

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