C’est malheureux qu’on revienne jamais de l’angine de poitrine. Y aurait de la sagesse et du génie pour tout le monde.
Écrivain, 1894-1961C’est malheureux qu’on revienne jamais de l’angine de poitrine. Y aurait de la sagesse et du génie pour tout le monde.
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Source secondaire
Mort à crédit, p. 28
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Regardons en arrière, pour profiter de l’expérience de l’humanité mais ne nous retournons pas comme si la sagesse de nos ancêtres avait été telle qu’elle n’ait laissé aucune place à une amélioration future.
Le grand défaut de la sagesse humaine, même de celle qui n’a que la vertu pour objet, est un excès de confiance qui nous fait juger de l’avenir par le présent, et par un moment de la vie entière.
Ce n’est pas par le génie mais par la souffrance, par elle seule, qu’on cesse d’être une marionnette.
La sagesse des vieillards, c’est une grande erreur. Ce n’est pas plus sages qu’ils deviennent, c’est plus prudents.
L’expérience et la sagesse sont boiteuses à courir après la folie et l’imprévoyance.
Toute vérité nue et crue n’a pas assez passé par l’âme, pas assez roulé dans notre tête ; l’intelligence ne l’a pas assez épurée, le cœur assez imbibée de ses sucs, l’imagination assez parée de ses livrées.
Quand s’accomplit la destinée, l’œil de la sagesse s’obscurcit.
Se mesurer à son aune et se chausser à son pied : voilà la sagesse.
Ah ! Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie.
Mais il est triste de se dire Qu’on a gaspillé sa jeunesse, qu’on l’a trahie à chaque instant Et qu’elle nous l’a bien rendu, que les meilleurs de nos désirs, que les plus pures rêveries Sont allés à la pourriture Comme les feuilles de l’automne.

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