Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, - Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, - Dort; il est étendu dans l’herbe, sous la nue, - Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Image : Un soldat jeune, bouche ouverte, tête...

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- A côté de son cher corps endormi, que d’heures des nuits j’ai veillé, cherchant pourquoi il voulait tant s’évader de la réalité.
- Mais, que suis-je ? - Un enfant braillant dans la nuit, - Un enfant braillant pour la lumière, - Et pour tout langage un cri.
- Quand l’enfant qui était votre lumière disparaît sans laisser de traces, lorsque vous savez que plus jamais vous n’entendrez sa voix, votre existence n’est plus qu’enfer...
- Je vous tiens toute vive entre mes bras, nature, ah ! Faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure Que ne visitent pas la lumière et l’amour...
- Un homme qui ne cherche que la lumière et se dérobe à ses responsabilités ne rencontrera jamais l’illumination. Un homme qui garde les yeux fixés sur le soleil finit par devenir aveugle.
- Les preux, sourds au vent qui murmure, dorment couchés dans leur armure, comme la veille d’un combat.
- O ma nuit ! ô ma Blonde ! Ma lumineuse sur les collines Mon humide au lit de rubis, ma Noire au secret de diamant Chair noire de lumière, corps transparent comme au matin du jour premier.
- C’est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, le savant obstiné dont le front s’alourdit, et l’ouvrier courbé qui regagne son lit.
- Un reste de soleil sur le seuil de la brume, - Une glu chaude encore à la pente des nues - Et l’automne vous prend dans ses pattes-pelues, - Feuilles couleur de sang, de sang couleur de plumes.
- Un soldat filmé par CNN devant un coucher de soleil, reste un soldat qui fait la guerre.
- Un soldat mort, c’est un monde qui s’écroule assurément. Et deux corps qui roulent dans la chaleur d’un lit, c’est un monde qui renait. Pense aux renaissances, aux reconquêtes. Ne meurs pas. Ne meurs pas.
- Voilà l’histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l’axe de mon coeur.
- Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine Entre les bras de l’Espérance et de l’Amour. Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine. Et pour vos seuls vrais biens a battu sans retour.
- C’était un soldat à la con. Quand son cafard le tenait il était plus emmerdant qu’une femme qui a ses affaires.
- Un homme va au Savoir comme il part pour la guerre. Bien réveillé, avec de la peur, du respect et une assurance absolue.