Voilà l’histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l’axe de mon cœur.
Écrivain, 1900-1945Voilà l’histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l’axe de mon cœur.
Écrivain, 1900-1945Partager sur
Source secondaire
Pénalités de l'enfer (1922), n° 4, p. 10
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Les sanglots longs Des violons de l’automne Bercent mon cœur D’une langueur monotone.
Il pleure dans mon cœur, comme il pleut sur la ville, quelle est cette langueur, qui pénètre mon cœur ?
Je me suis consolé dans les bras de la guerre… Une maîtresse terrible qui ne s’envoie en l’air que dans le sang et les ruines.
L’amour comme la guerre, on le fait avec des chansons.
Le cœur c’est le petit grelot du pesant collier de la vie, comme dit la chanson.
Je me rappelle un jour d’orage ; J’étais jaloux de tous ces flots Qui venaient, chacun à son tour, ramper, pleins d’amour, à tes pieds ! J’aurais voulu, comme la mer, effleurer ces pieds de mes lèvres !
En rouge et noir, drapeau de mes colères, je réclame un peu de tendresse.
En rouge et noir, j’affich’rai mon cœur ; En échange d’une trêve de douceur.
Un parisien dans un régiment, voyez-vous, c’est comme un couplet de vaudeville dans une tragédie.
Sous un pli bleu je t’envoyais, la tendresse de Bernard Dimey, tu trouvais que c’était joli, tu n’y as jamais rien compris, je t’envoyais des chansons de Brel, celles qui frappaient où le cœur se fêle, je pensais qu’elles pourraient peut-être, faire pousser un arbre au désert.

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