Mais, que suis-je ? - Un enfant braillant dans la nuit, - Un enfant braillant pour la lumière, - Et pour tout langage un cri.
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- Ny l’oeil enflammé ne reçoit une claire lumiere, ny l’ame passionnée un parler franc, ny une reprehension toute crue.
- Le cerveau des enfants est comme une bougie allumée dans un lieu exposé au vent : sa lumière vacille toujours.
- Quand l’enfant qui était votre lumière disparaît sans laisser de traces, lorsque vous savez que plus jamais vous n’entendrez sa voix, votre existence n’est plus qu’enfer...
- La nuit vient ? Le jour viendra. L’obscurité porte la promesse de la lumière.
- On me crie de Seïr : Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? La sentinelle répond : Le matin vient, et la nuit aussi.
- Puis parler, vite, des mots, comme l’enfant qui se met en plusieurs, deux, trois, pour être ensemble, dans la nuit.
- L’homme, le matin, il tousse, il crache. Le midi, il pète, il rote. La nuit, il ronfle, il bave et le reste du temps, il se gratte les couilles.
- J’entendais déjà l’ébranlement que cause à ma maison tous les soirs, à minuit, un locataire... Qui secoue, comme Samson, mais en criant, le double portail.
- Je vous demande pardon, montées des routes Je vous demande pardon, descentes des routes Ramenez-moi à la maison, mon esprit Je suis fou d’une fille.
- Quoi ? Tu trembles du coeur Ainsi qu’un petit faon qui tremble tout de peur Quand il a vu le loup, ou quand loin de sa mère Il s’effraye du bruit d’une feuille légère.
- Qui est-ce qui veut faire une tête dans la plume avec moi cette nuit. Je vous préviens, faut abouler avant.
- Maman entre sans bruit pour me border, elle s’éloigne sur la pointe des pieds. Du fond de mon sommeil j’entends son pas qui résonne, décroît, comme les notes d’argent d’une musique très précieuse, très ancienne... Je suis un enfant.
- Rien n’est mélancolique et doux comme la tyrolienne sauvage chantée dans l’ombre, par un pauvre petit chevrier invisible, pour la solitude qui l’écoute. Quelquefois, dans toute une grande montagne, il n’y a que la voix d’un enfant.
- Et quelle étrange chose que certains mots, c’est sans bouche ni voix, c’est sans visage, on les rencontre dans le noir, on leur prend la main, on les guide mais il fait nuit partout sur terre.
- Défais-toi de cette épouvante qui t’égare, ô coursier noble et fidèle ! Ces ténèbres, ne vois-tu pas que ce n’est que la nuit ? La nuit, cette intermittence de la fièvre qu’on appelle le jour !