J’ai fait la magique étude du bonheur, que nul n’élude.
1854-1891J’ai fait la magique étude du bonheur, que nul n’élude.
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Je me disais que, tant qu’il y aurait des livres, le bonheur m’était garanti.
Je touchais du bout des doigts le bonheur total, absolu, et on me le retirait avant même que j’aie pu y goûter.
La chance que j’ai eue, c’est que je suis entré en prime et je n’en suis jamais sorti. C’est que du bonheur.
Se maintenir dans le bonheur est épuisant, alors qu’il n’y a finalement aucun effort à fournir dans la chute. Mais ça ne pouvait pas durer, je devais affronter ma vie.
C’était bizarre dans ma vie. Alors que j’éprouvais du bonheur, il me suffisait de penser que ce bonheur n’était pas là pour longtemps, et il cessait aussitôt d’être.
Le temps du bonheur est passé comme un éclair ; celui des disgrâces commence, sans que rien m’aide à juger quand il finira.
Le bonheur est un combat d’encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l’étreignant.
Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l’expérience et son imagination.
Le destin me sourit mais sans me rendre le moins heureux.
Le bonheur n’était-il donc que dans l’inconscience ?

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