Le destin me sourit mais sans me rendre le moins heureux.
Compositeur, 1860-1911Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Le destin me sourit mais sans me rendre le moins heureux.
Compositeur, 1860-1911Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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C’était bizarre dans ma vie. Alors que j’éprouvais du bonheur, il me suffisait de penser que ce bonheur n’était pas là pour longtemps, et il cessait aussitôt d’être.
J’ai connu le bonheur, mais ce n’est pas ce qui m’a rendu le plus heureux.
Le temps du bonheur est passé comme un éclair ; celui des disgrâces commence, sans que rien m’aide à juger quand il finira.
Je touchais du bout des doigts le bonheur total, absolu, et on me le retirait avant même que j’aie pu y goûter.
La chance que j’ai eue, c’est que je suis entré en prime et je n’en suis jamais sorti. C’est que du bonheur.
La vie m’a donné la chance de pas avoir de revanche à prendre.
J’en ai connu mille bonheurs et souffert ensuite mille morts. Mais je n’ai jamais pu tirer de cette aventure des idées générales.
Le bonheur n’était-il donc que dans l’inconscience ?
Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu !
Peut-être, dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu !…
Ce n’était plus l’espoir du succès qui me faisait agir : le besoin de voir celle que j’aimais, de jouir de sa présence, me dominait exclusivement.

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