Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux.
Et je l’ai trouvée amère.
Et je l’ai injuriée.
1854-1891Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux.
Et je l’ai trouvée amère.
Et je l’ai injuriée.
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Source secondaire
Une saison en Enfer (1873), p. 1
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Un jour j’suis tombé, pour apprendre à me relever.
Du filz autant m’est la personne chere,
Comme j’av eu à contre-cœur le pere.
Tel lorsque, abandonné d’une infidèle amante, pour la première fois j’ai connu la douleur, transpercé tout à coup d’une flèche sanglante, seul, je me suis assis dans la nuit de mon cœur.
Vous veniez de mon front observer la pâleur, pour aller dans ses bras rire de ma douleur.
Quand soudain il m’a embrassée, lentement, à pleine bouche, et mon corps tout entier – ma peau, ma clavicule, mes genoux, absolument tout en moi – s’est éclairé…
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
Ma femme s’est pendue dans la grange, une nuit que j’étais à l’espère du lièvre.
Oui, j’ai fait pleurer une femme.
Inconnue, elle était ma forme préférée, celle qui m’enlevait le souci d’être un homme, et je la vois et je la perds et je subis Ma douleur, comme un peu de soleil dans l’eau froide.
Avec Stilitano, l’accompagnant toujours, je fis d’autres coups. Nous connûmes un veilleur de nuit qui nous renseigna. Grâce à lui nous ne vécûmes longtemps que de cambriolages.

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