Oui, j’ai fait pleurer une femme.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Souffrir par l’abandon d’une femme, mes larmes coulent encore.
Oui, je pleure mes fautes, je me repens… J’ai des remords… Je pleure parce que je pense qu’avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l’avais trompée.
Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m’importait, ces larmes se chargeaient d’une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c’est que ces larmes en moi touchaient enfin l’extrémité des choses, l’extrémité de toute la vie.
J’ai pleuré pour bien des choses qui m’ont attristé dans ma vie, mais pour ma mère, non. C’était trop grand.
Comme elle avait dû souffrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu’étendue sur le gril brûlant de l’impatience elle attendait, l’âme tremblante, un premier geste de tendresse, ou tout au moins que je m’aperçoive de sa passion !
Amour, il fallait bien en payer le prix, et mon chagrin vient de briser ma vie.
Les larmes de la femme moisissent le cœur de l’homme.
Les larmes et le sourire se sont brutalement invités sur mon visage, comme deux convives mal assortis.
Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le cœur pris d’un caprice de femme. Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.
La femme est meilleure qu’on le dit : elle ne blague les larmes des hommes que si elle les a elle-même fait couler.

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