L’amour veut vivre aux dépens de sa sœur, l’amitié vit aux dépens de son frère.
1854-1891L’amour veut vivre aux dépens de sa sœur, l’amitié vit aux dépens de son frère.
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L’amour traîne après lui l’amitié, comme un bel adolescent qui tire par la main une sœur vieille et morose.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s’unissent. L’amitié se nourrit de services, elle en produit ; l’amour veut des sacrifices qui vont jusqu’à tout abandonner, même la vie, pour l’être aimé.
On peut vivre sans frère, mais pas sans ami.
Une amitié entre deux êtres qui ont le plus gros de leur vie derrière eux. Il arrive que ça soit plus intéressant que l’amour.
Un ami peut vous aimer pour votre intelligence, une maîtresse pour votre charme, mais une famille vous aime sans raison, parce que vous êtes né en elle, et morceau de sa chair.
Un frère peut ne pas être un ami, mais un ami sera toujours un frère.
L’amitié est la passion des belles âmes. Elle survit à l’amour, parce que les désirs s’envolent avec les grâces, et que l’amitié marche d’un pas égal à côté de la vertu.
L’amitié n’aime que ce qu’elle comprend ; l’amour peut aimer ce qu’il ne comprend pas.
L’amitié, comme tout amour, a besoin de petits soins. Il faut savoir entretenir la passion si l’on ne veut pas que l’amour disparaisse ou s’éteigne. Rien n’est plus triste qu’un amour qui meurt.
C’est un grand malheur que d’être sans amis ; mais le cœur de l’homme, quand nul intérêt personnel immédiat ne l’obscurcit, est plein d’amour et de charité fraternelle.

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