Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’a lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, il a fui !
Écrivain, 1808-1855Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’a lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, il a fui !
Écrivain, 1808-1855Partager sur
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Choix de poésies de Nerval (1907)
Elle a passé, la jeune fille. Vive et preste comme un oiseau: À la main une fleur qui brille, À la bouche un refrain nouveau. C’est peut-être la seule au monde Dont le cœur au mien répondrait; Qui venant dans ma nuit profonde D’un seul regard l’éclairerait!…Mais non, — ma jeunesse est finie… Adieu, doux rayon qui m’a lui, — Parfum, jeune fille, harmonie… Le bonheur passait — il a fui!
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Tant que mon faible cœur, encore plein de jeunesse A ses illusions n’aura pas dit adieu…
À la jeunesse qui s’envole, a la gloire, au plaisir frivole, j’ai dit l’adieu fier de Caton.
Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils,
Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse,
Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse,
De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
Je plains le temps de ma jeunesse,
Auquel j’ai plus qu’autre gallé,
Jusqu’à l’entrée de vieillesse,
Qui son partement m’a celé.
Il ne s’en est à pied allé,
N’à cheval : hélas ! comment donc ?
Soudainement s’en est volé,
Et ne m’a laissé quelque don.
Les jours se sont enfuis, d’un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.
La douceur de ce monde, elle est toute goûtée. La jeunesse n’est plus : un fleuve à l’horizon. Avril et Mai sont loin, l’été lui-même est loin, et je ne suis plus rien, je n’aime plus à vivre.
Mauvais souvenirs… Soyez pourtant les bienvenus, vous êtes ma jeunesse lointaine.
Tu voudrais ranimer mon cœur : Sur ce front pâle et sans jeunesse Ne vois-tu pas que la tristesse A banni l’espoir du bonheur ?
Je suis ta joie Et je suis aussi la jeunesse. Cheveux d’or en boucle d’amour, a toi ma vie, ma tendresse, a toi mon cœur pour toujours.
Que l’on ait quinze ans, vingt ans, quarante ans, soixante-quinze ans, c’était toujours la même histoire : cette putain de maladie d’amour qui dévastait tout sur son passage, ces moments de bonheur si fugaces qui exigeaient un prix exorbitant à payer…

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