Je plains le temps de ma jeunesse, auquel j’ai plus qu’autre gallé, jusqu’à l’entrée de vieillesse, qui son partement m’a celu. Il ne s’en est à pied allé, n’a cheval : hélas ! Comment donc ?, soudainement s’en est vollé, et ne m’a laissé quelque don.
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- Hé Dieu ! Si j’eusse étudié - Au temps de ma jeunesse folle, - Et à bonnes moeurs sacrifié, - J’eusse maison et couche molle; - Mais quoi ? Je fuyais l’école - Comme fait le mauvais enfant.
- Ainsi en est-il des reliques : tout y est si brouillé et confus, qu’on ne saurait adorer les os d’un martyr qu’on ne soit en danger d’adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d’un âne, ou d’un chien, ou d’un cheval.
- Allez atteler un âne avec le harnais d’un cheval ! Je sais que l’âne aime les chardons. Si j’avais à pêcher l’âne, je mettrais des chardons à ma ligne : un enfant de deux ans comprendrait.
- Du haut de son cheval, l’apprenti verrier vit la colère des hommes s’apaiser au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient du corps sans vie de Gondelac. La bêtise, ce monstre qui entraîne les foules en ôtant aux hommes tout jugement, avait gagné !
- Arrivé au bord du précipice, il est trop tard pour tirer la bride et arrêter le cheval.
- A la jeunesse qui s’envole, a la gloire, au plaisir frivole, j’ai dit l’adieu fier de Caton.
- Tant que mon faible coeur, encore plein de jeunesse A ses illusions n’aura pas dit adieu...
- Ils n’ont pas vu mes larmes. Ils n’ont pas entendu mes cris de rage. Ne plus faire semblant, c’était croire en leur victoire, c’est accepter de vieillir. Le temps a passé, je ne fais plus semblant. J’avance sans masque, sans défense.
- On ne put m’arracher l’aveu qu’on exigeait... Il fallut que la force même cédât au diabolique entêtement d’un enfant, car on n’appela pas autrement ma constance.
- Cet honnête ecclésiastique était un pauvre vicaire savoyard, qu’une aventure de jeunesse avait mis mal avec son évêque, et qui avait passé les monts pour chercher les ressources qui lui manquaient dans son pays.
- Mais non, ma jeunesse est finie... - Adieu, doux rayon qui m’as lui, - Parfum, jeune fille, harmonie... - Le bonheur passait, il a fui !
- La redingote du grand-père, sa canne à pomme d’argent, d’autres objets venus de lui, s’en allaient aussi.
- Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils, - Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse, - Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse, - De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
- J’eus immédiatement honte de ce que je prenais pour de la dureté en moi, et qui était méchanceté, vengeance à l’égard d’un gosse qui venait de «m’avoir».