J’eus immédiatement honte de ce que je prenais pour de la dureté en moi, et qui était méchanceté, vengeance à l’égard d’un gosse qui venait de « m’avoir ».

J’eus immédiatement honte de ce que je prenais pour de la dureté en moi, et qui était méchanceté, vengeance à l’égard d’un gosse qui venait de « m’avoir ».

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Miracle De LA Rose
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Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même.
Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.
Le charme de l’enfance avait complètement disparu chez moi. Je sentais que l’on ne pouvait m’aimer tel que j’étais, et me détestais moi-même.
J’ai vu mes parents faire des sacrifices, la honte les envahir, les autres changeaient d’comportement, ils n’avaient rien à dire.
Je détestais que l’on me perce à jour ou que l’on croie pouvoir me percer à jour. Je détestais être examinée par lui. Malgré son si beau sourire, je ne voulais pas être comprise, je voulais que l’on me laisse tranquille.
J’ai eu honte de moi quand j’ai réalisé que la vie était une fête costumée et que j’y étais avec mon vrai visage.
La haine était ma sœur, ma compagne, ma came, et la colère mon meilleur carburant. Du sucre dans ma bouche amère.
Dans mes jours d’angoisse et d’injustice, j’étais jalouse de tous les biens que tu pouvais et que tu devais me préférer.
Mon plus grand malheur fut toujours de ne pouvoir résister aux caresses.
J’étais passé de la colère à la stupéfaction, de la stupéfaction au doute, du doute à la compréhension, de la compréhension à l’acceptation, de l’acceptation à la reconnaissance, de la reconnaissance à l’admiration.

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