Je détestais que l’on me perce à jour ou que l’on croit pouvoir me percer à jour. Je détestais être examinée par lui. Malgré son si beau sourire, je ne voulais pas être comprise, je voulais qu’on me laisse tranquille.
Image : Je détestais que l’on me perce...

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- Je n’imaginais pas pouvoir aimer comme je l’ai aimée. J’ai cru à elle comme on croit à un rêve. Quand il s’est évanoui, j’ai disparu avec lui.
- Mon plus grand malheur fut toujours de ne pouvoir résister aux caresses.
- Il est bien dur, ajouta-t-elle, que mon mari, qu’un homme sur l’affection duquel je croyais pouvoir compter, me traite aussi disgracieusement, et ne satisfasse point à ma fantaisie.
- Le Moyen-Âge ne m’a retenu que parce qu’il avait le pouvoir quasi magique de me dépayser, de m’arracher aux troubles et aux médiocrités du présent et en même temps de me le rendre plus brûlant et plus clair.
- Le charme de l’enfance avait complètement disparu chez moi. Je sentais que l’on ne pouvait m’aimer tel que j’étais, et me détestais moi-même.
- Je ne veux pas dire par là que j’avais cessé de l’aimer, que je l’avais oubliée, que son image avait pâli; au contraire : elle m’habitait jour et nuit, comme une nostalgique silencieuse; je la désirais comme on désire des choses perdues à jamais.
- Mon orgueil de ne pas vouloir suivre une vie commune n’était qu’enfantillage puisque je la suivais, cette voie, et que j’aimais. J’aimais Odile tout unaniment, tout simplement, comme un homme aime une femme, comme il doit l’aimer.
- Hantée par la peur de vieillir, j’ai laissé vieillir notre relation. Occupée à me faire belle, j’ai laissée fuir la véritable beauté qui réside uniquement dans le regard qui dénude.
- Il brisa son image en déchirant mon coeur. - Me rapporterait-il ma douce imprévoyance, - Et le prisme charmant de l’inexpérience ? L’amour en s’envolant ne me l’a pas rendu; Ce qu’on donne à l’amour est à jamais perdu !
- Je me suis rarement perdu de vue; je me suis détesté, je me suis adoré; puis nous avons vieilli ensemble.
- J’eus immédiatement honte de ce que je prenais pour de la dureté en moi, et qui était méchanceté, vengeance à l’égard d’un gosse qui venait de «m’avoir».
- J’ai été dans ma jeunesse assez heureux pour m’attacher à des femmes que j’ai cru qui m’aimaient; dès que j’ai cessé de le croire, je m’en suis détaché soudain.
- Je ne me devinais pas d’identité. Mon caractère était justement de ne pas en avoir, de ne pas y croire, de ne pas y attacher plus d’importance.
- Ma plus grande victoire a été d’apprendre à m’accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l’être humain que j’aimerais être. Mais j’ai décidé que je n’étais pas si mal, après tout.
- Je lui lance un regard insistant. J’ai envie de l’embrasser. Jamais je n’ai eu autant envie de quelque chose dans ma vie.