Je n’imaginais pas pouvoir aimer comme je l’ai aimée. J’ai cru à elle comme on croit à un rêve. Quand il s’est évanoui, j’ai disparu avec lui.
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- Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre.
- Je détestais que l’on me perce à jour ou que l’on croit pouvoir me percer à jour. Je détestais être examinée par lui. Malgré son si beau sourire, je ne voulais pas être comprise, je voulais qu’on me laisse tranquille.
- Le plus grand témoignage d’amour qu’on puisse donner à un mort, c’est de n’y pouvoir plus penser.
- L’amour c’est comme un appétit déréglé qu’on se sent pour un mets plutôt que pour un autre, sans en pouvoir rendre la raison.
- Mais je l’aimais et il y a dans l’amour une grande capacité non seulement d’illusion, mais encore d’oubli.
- Passer sa vie à regretter un amour perdu prouve que l’on a aimé vraiment et que notre existence ne fut pas totalement vaine.
- Je ne lui dis jamais mon amour en paroles pourtant, si les regards ont un langage, la plus simple d’esprit aurait pu deviner que j’étais amoureux fou.
- C’était un mystère pour elle, cette facilité de l’amour romantique à changer, la célérité avec laquelle l’être aimé devenait un étranger. Où l’amour s’enfuyait-il ? Peut-être le véritable amour était-il familial, une affaire de sang, puisque l’amour des enfants ne mourait pas comme l’amour romantique.
- Je ne veux pas dire par là que j’avais cessé de l’aimer, que je l’avais oubliée, que son image avait pâli; au contraire : elle m’habitait jour et nuit, comme une nostalgique silencieuse; je la désirais comme on désire des choses perdues à jamais.
- Je ne me suis mariée qu’une seule fois avec ce que j’ai cru être l’homme de ma vie, pensant vivre le véritable amour, pour m’apercevoir en finalité que vraisemblablement tout était faux, que tout n’avait été qu’illusion.
- Je savais bien que j’avais aimé ma mère. Mais je ne retrouvais plus ces sensations de chaleur, ni aucune marque tangible d’affection entre nous.
- Elle était si près de moi que je l’entendais respirer. J’avais envie de me rapprocher encore, mais je me le suis interdit...
- Oui, j’ai aimé comme personne au monde, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.
- Vous avez dû être souvent aimée ?... - Assez souvent, oui. - Avez-vous aimé, vous ? - J’ai cru aimer quelquefois. Puis je me suis aperçue que je m’étais trompée. Alors je me suis détachée.
- Tout de même je l’aimais davantage maintenant; elle était loin; la présence, en écartant de nous la seule réalité, celle qu’on pense, adoucit les souffrances, et l’absence les ranime, avec l’amour.